Platesformes consultatives indépendantes

Platesformes consultatives indépendantes

Transformer le défi en opportunité

Dans les années 1990, Rio Tinto a commencé à évaluer la faisabilité du développement de ce qui allait devenir QMM. Les dépôts potentiellement viables de minéraux de sable, contenant de l'ilménite de haute qualité étaient situés le long d'un littoral constitué de forêts côtières les plus menacées de Madagascar. La région était économiquement sous-développée et les habitants de la région avaient un accès limité à l'eau potable, à la santé et à l’éducation.

Le développement d'une mine de grande taille dans un environnement socialement et écologiquement vulnérable présentait de nombreux défis, mais offrait également des opportunités significatives pour l'emploi local, le renforcement des capacités sociales et le développement économique, tout en abordant les problèmes environnementaux à long terme.

Compte tenu de la complexité des défis et des opportunités, Rio Tinto a demandé l'avis de deux équipes indépendantes d'experts sous l'égide du Comité Consultatif International Indépendant et du Comité Biodiversité. Ces experts ont fourni des conseils pendant les premiers étapes de développement durant la construction et pendant la production dans des enjeux assurant que QMM était un partenaire qui donnait des solutions gagnantes pour les communautés locales et les programmes environnementaux.

 


Comité Consultatif International Indépendant

Le Comité Consultatif International Indépendant (CCII) a été constitué en 1999 comme le premier comité du genre à Madagascar. Il était composé de l'économiste international du développement Keith Bezanson, de la primatologue et conservationniste Alison Jolly, économiste de l'environnement et directeur de Conservation International à Madagascar Léon Rajaobelina, et, à partir de 2006, de l'ingénieur et environnementaliste Jacques Gérin.

La grande question à laquelle le comité a tenté de répondre au départ était de savoir si la région serait meilleure avec ou sans le projet minier. Au cours de leur mandat de 15 ans, ils ont permis des échanges honnêtes et franches sur les questions environnementales, sociales, économiques et institutionnels liés au projet. Le Comité a fourni des commentaires sur une série de travaux entrepris par Rio Tinto, y compris l'évaluation de l'impact environnemental social du projet et ont partagé les meilleures pratiques d'autres projets.

Le Comité a conclu leurs travaux en 2015 et a documenté leur histoire et les leçons apprises durant leur mandat avec QMM dans leur Rapport de fin de mission. Ce rapport servira désormais de catalogue précieux pour Rio Tinto - et d'autres - sur les éléments de durabilité et de partenariat d'un projet de développement minier complexe.

Le travail du Comité était fondamental et a créé un précédent significatif pour QMM qui continue d'influencer l'entreprise aujourd'hui. Les nouvelle membres de Comité sont composée de Claude Andreas, ancien ministre de l'Agriculture et maintenant directeur général de la Société Soavoanio (le plus grand producteur de noix de coco du pays), et de Robert Calderisi, économiste et ancien haut fonctionnaire de la Banque Mondiale pour les missions en Afrique.

Comité Indépendant de Gestion de la Biodiversité et des Ressources naturelles

En 2003, un comité indépendant d'experts de la biodiversité mondialement reconnus a été formé pour fournir des perspectives et des conseils externes sur la mise en œuvre de la stratégie de biodiversité de Rio Tinto. Le Comité Biodiversité a appuyé QMM dans la mise en œuvre de son programme Biodiversité avec notamment la préparation et le maintien d'un plan de suivi de la biodiversité, la monographie de la biodiversité et d'autres questions techniques de biodiversité dont la restauration écologique.

Le comité a joué un rôle clé en collaborant avec Rio Tinto et QMM dans la validation de la méthodologie requise pour établir la prévision de l’impact positif net sur la biodiversité et le développement d'un ensemble des mesures appropriées pour chaque groupe de valeurs de biodiversité incluant les espèces menacées, habitats rares et produits forestiers non ligneux.

Rio Tinto et QMM se sont engagés à assurer la gestion et à la conservation de la biodiversité locale de manière sensible et efficace. Cela inclut la gestion des zones d'évitement et les « offsets » comme aires protégées gérées par les communautés, l'engagement à aucune perte d'espèces due à l'exploitation minière, la restauration des habitats naturels (forêts littorales et zones humides) et l’accès et disponibilités des ressources naturelles.

S'appuyant sur les bases et les enseignements tirés de plus d'une décennie de travail, ainsi que sur les attentes changeantes des principales parties prenantes, un nouveau Comité Indépendant de Gestion de la Biodiversité et des Ressources naturelles a été formé et a tenu sa première réunion début 2018. Les membres sont composés d’experts en biodiversité, gestion communautaire des ressources naturelles et engagement des parties prenantes locales. Le mandat de ce comité est de contribuer au programme Biodiversité, Ressources Naturelles et Communautés de QMM en:

  • Fournissant une vision stratégique sur les questions de biodiversité et de gestion de ressources naturelles ;
  • Conseillant sur la mise en œuvre de la hiérarchie d'atténuation pour la biodiversité;
  • Conseillant sur la mise à disposition et l'intendance des ressources naturelles; et,
  • Evaluant les progrès annuels.

L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) sert comme facilitateur pour le comité et coordonne la réunion annuelle du comité et appuie l'élaboration des programmes et des rapports publics de ces réunions.