Highlights

Benoît Laplante, de RTFT, raconte son expérience comme ambassadeur du Programme spatial canadien

Benoît a à cœur de partager ses connaissances avec les autres

Il met sa formation spatiale au service de RTFT

« Tout ce qui a des ailes me passionne, même les oiseaux et les insectes, dit Benoît, qui travaille pour Rio Tinto Fer et Titane (RTFT), une division de Rio Tinto Iron & Titanium, au Canada.

« En faisant son service militaire comme mécanicien dans l’aviation, mon père a développé une passion pour les avions qu’il m’a transmise tout jeune.

« J’ai grandi à l’époque des premiers programmes de vols spatiaux des États-Unis, Mercury, puis Gemini, qui a permis à la NASA de réaliser ses premières sorties dans l'espace. Et les débuts de cette formidable aventure me passionnaient. Avec mes Lego, je fabriquais des fusées et des modules lunaires. »

Cela dit, une carrière d’astronaute semblait inaccessible aux yeux de Benoît. Il a donc voulu être pilote de chasse, et réussi tous les examens, mais ce rêve s’est évanoui faute d’une vision parfaite.

Dès la fin de ses études en administration en 1987, Benoît a amorcé une belle carrière à RTFT. Jusqu’en 2009, il a occupé divers postes au complexe métallurgique de Sorel-Tracy, puis de 2011 à 2015, il a travaillé au bureau de Rio Tinto à Montréal, ce qui l’a amené à participer à plusieurs projets internationaux.

Il est maintenant chef de service, Approvisionnement, à Sorel-Tracy, mais sa passion pour l’espace ne l’a jamais quitté.

Faites connaissance
avec Benoît Laplante

Faites connaissance
avec Benoît Laplante

Benoît est né à Sorel-Tracy, au Québec, où il habite encore à ce jour.

Benoît est né à Sorel-Tracy, au Québec, où il habite encore à ce jour.

Avide de découvertes, il s’intéresse à toutes les dimensions de notre planète. Ce grand voyageur devant l’éternel en a visité les quatre coins, pour le travail ou pour sa formation spatiale.

 Benoît a mis sur pied plusieurs initiatives dans sa communauté locale, dont la Fondation Football Sorel-Tracy. Il a également transmis son amour de l’aviation à la nouvelle génération : l’un de ses deux fils est instructeur de vol et pilote d’avion lui aussi.

En ce qui concerne la grande question – croit-il qu’il y a de la vie dans l’espace?

« J’en suis persuadé!, répond Benoît. Mais sous quelle forme? »


Une rencontre fortuite

« En 1996, j’ai rencontré par hasard le colonel Chris Hadfield lors d’un vol en avion, dit Benoît en parlant du premier Canadien à aller dans l’espace.

 « Il était revenu depuis quelques mois de sa première mission dans l’espace, l’amarrage de la navette américaine Atlantis avec la station spatiale russe Mir. Il était le premier spécialiste de mission canadien à se rendre à la station Mir. Nous avons tout de suite sympathisé et développé par la suite une solide amitié.

« Puis Chris m’a proposé de devenir ambassadeur des missions spatiales. »

Benoît n’a sûrement pas hésité une seconde à accepter, même si ce rôle impliquait de s’entraîner pour décrocher une licence de pilote professionnel et de faire des études en génie aérospatial à l’Université du Texas, aux États-Unis. Il a tout accompli en continuant de travailler chez RTFT.

Ces années intenses mais formidablement enrichissantes l’ont amené à suivre des formations régulières au Cap Canaveral, à Houston, où Benoît a pu expérimenter les simulateurs mobiles de navettes spatiales, et aussi à l’équivalent russe, la Cité des étoiles près de Moscou. Il a ainsi collaboré avec l’Agence Spatiale Canadienne, la NASA et l’Agence Spatiale Russe.

Une référence en la matière

En 1998, Benoît a commencé à travailler comme ambassadeur du Programme spatial à la télévision en commentant la première mission de l’astronaute québécoise Julie Payette. Dès lors, il a été sollicité régulièrement pour commenter des missions spatiales, des lancements de navettes et divers projets dans l’espace, et il est devenu une référence au Canada pour toutes les questions touchant l’espace et l’aviation.

« J’ai eu la chance de commenter en direct, à la télévision et à la radio, une trentaine de missions spatiales. J’ai vécu des moments merveilleux comme ce samedi après-midi où Chris m’a appelé de l’espace lors de sa mission de 2012-2013, que j’ai commentée bien sûr. Mais j’ai aussi perdu des amis lors de l’explosion de la navette Columbia en 2003 et commenté d’autres événements tragiques. »

Benoît a également travaillé sur des projets spéciaux comme Signatures dans l’espace au début des années 2000, qui a envoyé en orbite les signatures d’écoliers de la région pour les ramener ensuite. Et en juillet 2011, il a commenté avec Chris Hadfield la dernière mission d’Atlantis, mettant fin au programme des navettes.

Aujourd’hui, il poursuit son travail de porte-parole. En 2016, il a notamment accordé une entrevue au Journal de Montréal sur l’astronaute québécois David Saint-Jacques, qui partira dans l’espace en 2018.

Benoit Laplante: Rio Tinto's own space Benoit Laplante: Rio Tinto's own space
Benoît Laplante et le Colonel Chris Hadfield

Le travail d’équipe est la clé du succès

L’emploi de Benoît comme chef de service, Approvisionnement, aux installations de RTFT à Sorel-Tracy et à Havre-Saint-Pierre, semble à des années-lumière de son travail au Programme spatial. Mais il affirme que sa formation spatiale lui sert quotidiennement dans le cadre de ses fonctions.

Benoît supervise l’administration des achats de RTFT pour le bureau de Montréal, le complexe de Sorel-Tracy et le site de Havre-Saint-Pierre.

« Ce que j’aime le plus dans mon travail, dit-il, c’est la solidarité entre ma formidable équipe et les gens de l’exploitation.

« Nous avons prouvé qu’en travaillant ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses.

« Nous tâchons constamment de développer nos relations avec nos parties prenantes et nos fournisseurs. Mon équipe et moi avons également à cœur de renforcer les liens avec les communautés des Premières Nations voisines de nos installations de Havre-Saint-Pierre. »

Benoît estime que la camaraderie et la confiance mutuelle, comme celles qui règnent dans son équipe, sont essentielles quand on prépare une mission spatiale.

« Le travail d’équipe est la clé de la réussite, souligne-t-il. Quand vous allez dans l’espace, votre vie et le succès de votre mission dépendent de la capacité de vos collègues à jouer leurs rôles respectifs dans un environnement très complexe.

« À RTFT, je fais confiance à l’organisation pour assurer ma sécurité. Chaque personne connaît ses responsabilités et sait comment s’en acquitter de façon professionnelle. En cas de difficultés, des collègues sont toujours prêts à intervenir.

« Cela me fait toujours sourire quand, dans des situations simples, des collègues s’exclament que nul besoin d’être un astronaute pour comprendre cela. Bien sûr que non, mais parfois, ce n’est pas si différent! »

Partager sa passion de l’espace

« J’éprouve un grand plaisir à partager cette passion, dit Benoît, en soulignant l’importance souvent méconnue des femmes dans les domaines aéronautique et spatial.

« Mon objectif est de donner aux jeunes l’idée d’avoir une passion et de la suivre jusqu’au bout : soyez le meilleur possible et agissez en conséquence pour atteindre cet objectif! »

Benoît transmet ses connaissances et son enthousiasme en prononçant des allocutions devant des étudiants et d’autres groupes au Canada et aux États-Unis.

En août 2014, il a organisé une soirée d’observation du ciel dans un parc local, qui a connu beaucoup de succès, ce qui l’a amené à fonder le Club d’astronomie de Sorel un an plus tard. Aujourd’hui, il y a une quarantaine de membres, un engouement formidable qui le surprend.

Vous pouvez suivre Benoît sur Twitter @SpaceBen pour en apprendre davantage.